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A lire : Une excellente étude critique de la lecture de Perse par Caillois, communication au colloque de Nice de 2000, « Postérités de Saint-John Perse » (actes en ligne sur le site de la Fondation) :


"Saint-John Perse et Roger Caillois : une rencontre" par Claude-Pierre Perez


  

Quelques jours avant l'annonce de l'attribution du Prix Nobel à Saint-John Perse (survenue le 26 octobre 1960), Roger Caillois présente à la radio les traits saillants de l'œuvre du poète - présentation agrémentée de la lecture d'un choix d'extraits : émission "Plaisir de la lecture", RTF, le 18 octobre 1960.

  

Roger Caillois évoque Saint-John Perse

EXÉGÈSES - Roger Caillois, le fondateur

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Roger Caillois évoque en 1971 l'édition des poèmes du recueil Exil dans sa revue Les lettres françaises pendant la guerre, il dit son parti-pris d'une analyse formelle dans Poétique et témoigne du rôle de son analyse de Saint-John Perse dans l'évolution de sa réflexion sur la poésie.

Roger Caillois vers 1940, à Buenos Aires

Le poète lui-même ne s'y trompera pas, qui détectera là un écho à sa propre conception de la critique littéraire, comme exercice d'un "compagnonnage" qu'il avait expliqué à Jacques Rivière, et dans le sillage duquel seules les balises de l'oeuvre écrite doivent être le souci d'une lecture savante. De ce fait, ayant noué avec Caillois des liens solides, il fera quelques années plus tard de la riche correspondance échangée avec lui, l'un des repères fondamentaux de ses Œuvres complètes dans la Pléiade. Il est passionnant d'étudier ce fervent jeu de miroirs et la richesse intellectuelle de cette correspondance (éditée par Joëlle Gardes-Tamine dans le N° 13 des Cahiers Saint-John Perse en 1996).


Roger Caillois fut aussi pendant la guerre, l'un des premiers éditeurs des poèmes d'Exil, qu'il accueillit dans sa revue Les lettres françaises, en Argentine. Poétique de Saint-John Perse, y compris avec ses présupposés propres, demeure aujourd'hui l'entrée la plus sûre dans l'univers langagier et poétique de Saint-John Perse.

Le tournant de la Poétique


Le commentaire, le décryptage, l'éclairage argumenté et fin d'une oeuvre littéraire exigeante ne peuvent décidément pas découler d'un mouvement spontané ou acquis d'avance, et il est indispensable dans ce domaine que les bases à la fois méthodologiques et intellectuelles que viennent poser les premières entreprises critiques soient solides. C'est indéniablement grâce à Roger Caillois que cette chance a pu être connue pour le regard porté sur l'oeuvre poétique de Saint-John Perse : en 1954, avec sa Poétique de Saint-John Perse, le brillant essayiste qu'est alors Caillois, à la fois critique, sociologue, et d'une certaine façon anthropologue de la création, donne à l'éclairage de la poésie de Perse ses premières et ô combien prestigieuses lettres de noblesse. Le commentaire, qui se démarque des approches ponctuelles qui avaient prévalu jusqu'alors, établit les toutes premières visées d'une lecture d'ensemble forte et cohérente, au moment même où Jean Paulhan accompagne non moins brillamment le mouvement, avec ses Enigmes de Perse. Le rapport à la poésie s'inscrit chez Caillois dans la problématique du vaste procès intellectuel qu'il intente à la littérature depuis bien des années, et c'est dire que l'admiration qu'il porte à l'oeuvre de Perse occupe dans sa réflexion comme dans son itinéraire personnel une manière de tournant. Le parti-pris de la Poétique, caractérisé par l'exigence d'une analyse très rigoureuse, est celle d'une considération formelle de la langue qui lui permet de décrypter les lignes déterminantes de l'univers que déploie l'oeuvre. Pour longtemps, ses prédicats fixent les lignes de force de l'examen critique de cette poésie.