1968
Introduction à la table ronde "Perse et les écrivains"
et enregistrement du dialogue Édouard Glissant / Pierre Oster,
Paris IV-Sorbonne (CCF), samedi 25 septembre 2004
Saint-John Perse, la trace et le souffle
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Débat co-présenté par Loïc Céry et Samia Kassab-Charfi
Pour débuter l’après-midi de la journée du 25 septembre 2004, consacré dans un premier temps aux présences littéraires de Saint-John Perse, nous avions souhaité initier un dialogue entre deux « persiens » de choix : Edouard Glissant et Pierre Oster. Nous avions « lieu de louer » cette rencontre dont nous étions les témoins privilégiés, entre deux lecteurs attentifs de Saint-John Perse. Les familiers de l’œuvre magistrale de Glissant savent que depuis bien des années, l’auteur de La Lézarde a constamment témoigné de la ferveur de sa lecture persienne toujours recommencée : un dialogue à la fois intellectuel et esthétique qui permet aussi de saisir une empreinte qui irrigue une poésie profonde et sensible. Quant à Pierre Oster, il a pour sa part rencontré Perse en 1961, et a souvent témoigné de son admiration pour son œuvre.
Trait d’union entre deux des plus illustres poètes de notre temps, Perse a de l’aveu de Glissant, longtemps habité la clairière de ses mots, quand Oster le reconnut pour son seul maître. Conscients d’un élan partagé pour le « monde entier des choses », nous devinons ce que pourront être les repères de cet échange, mais c’est empreints de cette pensée du « tremblement » chère à Edouard Glissant que nous approchons cette rencontre : hors des certitudes mais avides d’écoute. Car la lecture de la poésie par les poètes eux-mêmes n’est certes pas la même que celle des critiques : une commune incandescence unit la parole de la trace qu’est l’œuvre de Glissant, et l’aventure du souffle que mène le poème de Pierre Oster, à cette « œuvre œuvrée » que déploie Perse. « L’art est la meilleure lecture de l’art » : George Steiner est certainement dans le vrai quand il reconnaît là mieux qu’une connivence, une communion (une « commune union » des créateurs à leurs aînés), qui doit nourrir aussi notre humilité face aux secrètes passerelles qui lient entre elles les poétiques, comme les îles d’un grand archipel parcouru d’une même passion.
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PERSE ET LES ÉCRIVAINS - Dialogue Édouard Glissant / Pierre Oster
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Université Paris IV-Sorbonne, 25 septembre 2004
Pour fêter un poète - HOMMAGE À SAINT-JOHN PERSE
Voir aussi "Pierre Oster, tribut à Saint-John Perse", ensemble des textes de Pierre Oster à propos de Saint-John Perse mis en ligne en exclusivité sur Sjperse.org.
À consulter : le site officiel "Édouard Glissant, une pensée archipélique", www.edouardglissant.fr